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De retour du Congrès du PCF à Ivry, je partage les mots de mon ami et camarade Pierre Dharréville.

« Elsa Morante écrivait : « Un monstre parcourt le monde : la fausse révolution ». Et l’actualité ne la dément pas. Et la révolution qui nous intéresse, nous, c’est celle qui affirme la dignité de chaque femme et de chaque homme. Celle de l’émancipation humaine.
Et notre parti porte cet espoir, il porte ce combat.
Et c’est pour cela que nous y tenons, et c’est pour cela qu’il vaut qu’on se rassemble.
En venant ici, nous avions tous cela à l’esprit, parce qu’il y avait beaucoup de travail à faire pour y parvenir. Je ne crois pas que ce congrès aura aplani tous les différends, forgé tous les outils ; je ne crois pas qu’il aura produit toute l’analyse suffisante ni répondu à toutes les questions qui occupent notre peuple et les peuples du monde. Mais nous avons réfléchi, échangé, modifié, décidé. Et s’il reste un travail considérable à accomplir, nous le ferons dans la vie, dans le mouvement du monde.
Il y a beaucoup à faire pour ouvrir de grands espaces aux aspirations populaires, et notre parti a un rôle irremplaçable à tenir face aux pulsions de domination, face aux impasses populistes, aux illusions des hommes providence, à la confusion des clivages, aux divisions du monde du travail…
Comme chacune et chacun je veux me reconnaître dans ce que nous sommes en actes.
Mon parti se méfie des gestes d’humeurs qui déçoivent si vite les mouvements profonds.                                                                            Mon parti ne se satisfait pas de l’écume, il préfère les lames de fond.  Mon parti encourage l’action collective et se méfie des dégagismes.    Mon parti connaît les contradictions et n’a pas de pensée simpliste.      Mon parti croit aux rapports de force et pas aux baguettes magiques.   Mon parti tire les leçons de l’histoire et ne se la raconte pas. Il sait d’où il vient mais il connaît la force d’inventer.                                                  Mon parti porte un espoir parfois fragile, mais il le porte avec audace, force et fraternité.                                                                                         « Je suis communiste, je suis amour des pieds à la tête », écrivait le poète turc Nazim Hikmet. Sans naïveté, avec fraicheur, soyons ensemble ce parti. »