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Dans le droit fil de l’adhésion en 2019 de la région au « Club  Villes et Territoires Cyclables », j’ai souhaité mener l’initiative d’une journée dédiée au « vélo en Occitanie, aujourd’hui et demain ».

Ce lundi 17 février, à Carcassonne, se tenait donc le premier grand rendez-vous autour de la question du vélo, l’occasion de réunir plus de 160 personnes, venues de toute l’Occitanie.

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« Favoriser les mobilités, toutes les mobilités, organiser le maillage d’un territoire aussi grand que certains pays européens, simplifier le quotidien des usagers, faire se parler tous les modes de transports, qu’ils soient collectifs, individuels, doux, en sites propres, le tout dans un souci permanent d’égalité territoriale et de responsabilité face aux défis environnementaux, voilà dans les grandes lignes les missions qui m’ont été confiées par la présidente Carole Delga », ai-je rappelé en ouverture de matinée

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Un accueil en terre audoise particulièrement chaleureux, et des intervenants qui ont captivé l’auditorium.  Pierre Serne, Président du Club des Villes et Territoires Cyclables a porté un éclairage particulier sur la loi d’orientation des Mobilités et sur la nécessaire implication des acteurs associatifs: «  cette loi, promulguée le 26 décembre dernier, finit de codifier et de mettre en place le Plan national Vélo qui avait été annoncé un an avant, fin 2018, et qui était quelque chose de très attendu. La question vélo dépend comme toutes les autres questions de la LOM de la façon dont vont être rédigés les décrets d’application. Il y a 98 décrets à rédiger, il y aura 49 ordonnances nécessaires pour la mise en application.

Le club des villes et territoires cyclables et quelques associations majeures en France sont associées auprès de La DGITM à  l’écriture d’un certain nombre de ces décrets, ce qui est plutôt bien et assez nouveau. Cette co élaboration avait déjà commencé dès l’écriture de la loi.

Tout cela permet d’avoir un œil sur la façon dont tout cela va sortir concrètement, comment tout cela va être détaillé.

C’est la première fois qu’une loi d’orientation inscrit le vélo comme une part importante de la question des mobilités, c’est bon pour l’environnement, pour la planète, pour la santé, pour l’économie. »

Pierre Serne a rappelé l’originalité de notre région : « cela faisait un moment que nous avions prévu de faire un temps fort vélo dans la région Occitanie, qui a adhéré il y a un peu plus d’un an au Club des villes et territoires cyclables , club qui compte majoritairement des collectivités du bloc communal. Elle a donc rejoint 3 autres régions dont le rôle de chef de file des Mobilités confère la responsabilité d’ensemblier des politiques vélo. »

La journée a permis d’aborder la question de la trajectoire Occitanie 2040, et la nécessaire déclinaison d’un Plan Vélo à l’échelle régionale. Il était donc important d’entendre les témoignages de responsables Mobilités. Jean Marchand a exposé les actions autour de Sète et du littoral, Christophe Doucet celles constitutive du schéma directeur cyclable d’agglomération toulousaine. L’échelle  départementale avec la présence de Julien Klotz, conseiller départemental de Haute Garonne et le regard de Louise Chasset,  urbaniste dans les Pyrénées Orientales ont complété la séquence de l’après-midi.

La présence des entreprises a contribué au succès de ce rassemblement, j’ai souhaité que le Cluster régional « Vélo Vallée » puissent présenter la filière vélo, et faire découvrir son dynamisme à travers des innovations multiples.

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JLG : « cette structure, unique en France, compte parmi les 3 clusters européens de cette nature. Il est une force supplémentaire pour nos territoires, cela mérite d’être connu et étendu. Le Cluster peut aider des entreprises qui existent dans la région ».

Face à un auditoire féru pour l’essentiel aux problématiques des mobilités douces, mais aussi ravi de découvrir des mesures régionales à la hauteur des défis d’aménagement du territoire, j’ai clôturé les travaux en proposant des perspectives pour l’ensemble des acteurs des acteurs présents : « je vous propose d’ores et déjà  que nous convenions ensemble qu’aujourd’hui était une première étape et qu’il y en aura d’autres ! Je tiens à remercier tous les intervenants et tous les exposants qui constituent les forces vives de la filière dans toutes ses composantes et avec toutes les dimensions que notre région encourage, au premier chef vous l’aurez compris celle de l’innovation, qu’elle soit technique ou sociale. »

Rappel a été fait de l’action régionale : « les équipes de la région sont mobilisées depuis 4 ans, afin de construire, comme la présidente Carole Delga l’a indiqué, un Service Public Régional Occitanie Transports fidèle à la feuille de route qui nous a été confiée par la population, notamment  à travers les Etats Généraux du rail et de l’Intermodalité, mais aussi à travers les Comités Départementaux des Mobilités et le Gart Occitanie.

Favoriser l’intermodalité n’est pas un supplément d’âme dans les choix de politique des transports. Faciliter la mobilité de proximité, simplifier les correspondances et garantir à tous les usagers l’accès au service de transport, c’est la démarche d’une majorité régionale de gauche, qui met tout en œuvre pour résoudre les inégalités territoriales, qui part des besoins des populations pour créer des services, des lignes au plus près des gens, qui refuse la concurrence et construit une gamme tarifaire sur le principe de la solidarité ».

La région a fait le choix de l’investissement. Un choix d’investissement massif, comme c’est le cas pour le plan régional des Pôles d’Echanges Multimodaux. A ce jour, qu’ils soient routiers ou ferroviaires, répartis dans trois catégories, ruraux, urbains et exceptionnels, les Pôles d’Echanges Multimodaux bénéficient de l’intervention financière de la région à hauteur globalement de 50% du coût des projets. 50 projets sont en cours soit d’étude, soit de réalisation, et ce sur l’ensemble du territoire.

Ces PEM sont les clés de voûte de l’intermodalité, et surtout la condition sinequanone du développement des modes actifs complémentaires du réseau de transport public comme le vélo.

Ces PEM, préalables au fonctionnement global d’une intermodalité à l’échelle régionale, engage la collectivité, et toutes les collectivités dans une réflexion incontournable, qui va de la sécurisation de l’environnement du cycliste aux aménagements liés à la grande itinérance d’intérêt régional, qui va de l’extension de l’éco-chèque mobilité à des dispositifs d’aide plus agiles encore. Le dispositif éco-chèque mobilité connait un véritable succès, avec pour la première année de lancement un total de 2712 aides accordées pour l’achat d’un VAE, et 548 dossiers d’aide accordées pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride.

Dans la période qui s’annonce, face aux grands défis climatiques, la volonté politique est là, des entreprises extrêmement créatives, pour la plupart issues d’ailleurs de l’ESS, ont entamé un travail vertueux sur les territoires.

JLG : « Il était important qu’à travers cette journée nous puissions à la fois réaffirmer notre engagement dans les orientations qui sont les nôtres à propos des mobilités, mais aussi donner des indicateurs factuels, des actions concrètes menées par la région y compris à travers les contributions des usagers et des associations. L’objectif à terme : un grand plan d’actions vélo, qui viendra compléter les dispositifs existants, ambitieux et partagé».