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Lio, un grand service public régional des transports.

La loi NoTre a confié aux régions la compétence de la mobilité, du chef de filât de l’intermodalité. Nous y travaillons donc depuis le début du mandat. C’est la raison de la mise en place d’un grand service public régional des transports en 2018. Nous voulons ainsi affirmer la responsabilité du service public à l’échelle régionale . Lio pour liaisons intermodales d’Occitanie concrétise cette volonté forte.

Lio est une articulation des différents modes de transports et non une mise en concurrence. 

En effet, notre démarche est celle de l’articulation entre les différents modes de transports, celle de la complémentarité, celle de la cohérence des modes de transports. Nous ne voulons pas d’une mise en concurrence, d’une compétition dont les victimes seraient les salarié-e-s et les ayants-droits aux transports.

Lio , c’est simultanément le TER avec SNCF, le service public de transport routier inter-urbain et le transport scolaire, et le dispositif des PEM (Pôles d’échanges multimodaux).  Lors de la mise en place de Lio par la présidente Delga, trois piliers initiaux ont été décrit.

a)Tout d’abord, les TER dans le cadre de la convention SNCF Région de huit années. Nous portons dans cette convention, un développement du service proposé avec de nouvelles liaisons, le renforcement d’autres dessertes, l’acquisition de nouveaux matériels roulants. Notre appréciation sur le début de la mise en œuvre de cette convention est très critique. La Sncf n’est pas au rendez-vous ! Nous leur avons clairement fait savoir.           Au delà, nous sommes en confrontation forte avec Sncf Réseau, le propriétaire du réseau. En effet, c’est Sncf Réseau qui décide ce qui peut se faire, le coût des travaux, le calendrier de mise en œuvre… nous sommes en désaccord tant sur le montant du coût que la durée des travaux.

b) Par ailleurs, le service public de transport routier inter-urbain et le transport scolaire anciennement départemental pour les deux. Nous sommes engagés dans un travail important de mise en cohérence, d’harmonisation « par le haut » des dispositif existants dans les départements jusqu’à présent. Nous avons clairement affiché l’objectif de la gratuité des transports scolaires avec frais d’inscription à l’horizon de la fin du mandat avec un plafond dès 2018 à 90€.

c)  Enfin, le dispositif des Pôles d’échanges multimodaux (PEM) initié depuis 2017. Il s’agit de la volonté régionale d’encourager et d’accompagner la réalisation de PEM ferré et ou routier. Qu’il s’agisse de situation urbaine ou rurale pour les deux types d’ailleurs ! A noter que pour les ferrés, il y au aussi des PEM exceptionnels liés aux grandes gares Sncf. Les projets doivent être portés par une collectivité, la région participe à 40 ou 50% des travaux et prends en charge les études préalables pour les Pem ruraux.

Cet ensemble constitue donc le socle du service public régional des transports. L’articulation entre ces trois piliers est une concrétisation de l’intermodalité répondant aux attentes des ayants-droit au transport.

La dimension de la démocratie citoyenne est mise en œuvre avec les comités départementaux de la  mobilité. Ces structures sont composées de trois collèges : celui des élu-e-s (régionaux, départementaux et locaux) ; celui des structures de transport (routiers, ferrés, transports doux, fluvial, etc.) ; celui des ayants-droits au transport. Ces comités se doteront des commissions de travail nécessaires et utiles. D’ores et déjà nous installons les commissions départementales du transport scolaire dans la plupart des départements.

 

Le dispositif du « dernier kilomètre » : notamment de l’autopartage citoyen et associatif.

Il apparait clairement que le « dernier kilomètre » qui dans bien des cas peut être 3, 5, 10 voire plus de kilomètres est une forte préoccupation pour les ayants-droits au transport. C’est une raison pressante de l’utilisation de la voiture personnelle avec les coûts financiers qui sont associés. Nous réfléchissons à une proposition de dispositif adossé à de l’auto partage associatif ou citoyen. Il pourrait être plus valorisé dans le cas d’utilisation de carburants propres. L’utilisation de transports doux sera à intégrer. Ce dispositif a vocation à devenir le quatrième axe du service régional public Lio