Ce mercredi 17 octobre, à l’Hôtel de Région de Toulouse, la Région Occitanie / Pyrénées Méditerranée, son agence de Développement Economique AD’OCC et le Cluster Mipirail lançaient une grande journée de rencontres intitulée «  L’Occitanie au cœur des enjeux du rail ».

Dans ce cadre Jean- Luc Gibelin, Vice-Président aux Infrastructures de Transports et aux Mobilités a rappelé en ouverture l’intérêt majeur que la collectivité porte à toutes les questions relatives au rail et aux transports terrestres dits  intelligents : « en charge de fixer le cap et le phasage de la politique régionale en faveur du rail et de l’intermodalité jusqu’en 2030, souvenons-nous que la Région Occitanie, par la démarche initiée dès 2016 autour de la grande concertation des EGRIM, a fait un choix très fort : celui de placer le rail au cœur de sa politique des transports pour les années et les décennies qui viennent. Les chantiers issus de cette grande concertation ont permis de cibler un cap, de produire une feuille de route, et enfin de construire un agenda régional ».

La philosophie générale réaffirmée par le Vice-Président s’articule autour de l’idée d’un maillage le plus fin possible de nos différents modes de transports, sans aucune mise en concurrence entre eux.

« Nous recherchons systématiquement tout ce qui fera connexion et multi modalité. Dans ce cadre nous avons déterminé trois piliers essentiels du service public régional des transports, Lio, pour ces mobilités : le rail, les transports routiers, les PEM. Il est indispensable que ces trois piliers s’articulent bien ensemble. En tant que chef de file des Mobilités, la Région, qui accueille tous les ans plus de 50 000 habitants supplémentaires, consacre une enveloppe transports et infrastructures de 834.5 millions d’€ pour un budget global régional de 3.51 milliards. Notre position pour une desserte fine du territoire demeure un axe fort de nos choix politiques. Occitanie a besoin d’un maillage complet, et les technologies doivent nous y aider. ».

Afin de dessiner le futur de ce grand territoire et répondre aux enjeux sociétaux, territoriaux, technologiques et industriels, Jean-Luc Gibelin soulignait tout  l’enjeu de l’engagement régional en faveur de l’opérateur historique :  «  nous sommes bien évidemment conscients que la maison SNCF, opérateur historique public avec lequel nous avons conventionné pour les TER sur une longue durée, a une place structurelle dans le futur du transport ferré : nous attendons donc des propositions, en termes d’innovation technique, technologique, mais aussi en termes de solution vers une intermodalité dynamique et efficiente . »

Et pour compléter la présentation de cette journée ferroviaire, le VP mentionnait également que la Région avait la charge d’établir le volet transport inclus au SRADDET : « Occitanie/Pyrénées Méditerranée compte aujourd’hui 6 Millions d’habitants, ce qui engage la collectivité à relever des défis particuliers. Celui de  l’attractivité d’abord, avec pour objectif général de garantir l’accès à des mobilités du quotidien plus fluides pour tous les usagers. ». La table ronde concernant les attentes des voyageurs aura permis de dégager les marges de progression à venir, particulièrement sur le champ de l’accessibilité.

Le service régional des transports d’Occitanie liO entend augmenter les connexions sur le territoire régional (renforcement de l’offre ferroviaire, développement d’un système intermodal plus performant) et les services de mobilités qui y sont associés (billettique, système d’information).Ce défi de l’attractivité  passe donc aussi par  la coopération entre les AOM, les Départements et la Région au sein du GART régional : « Vous me permettrez d’insister sur le caractère original du Gart Régional. C’est une décision unique actuellement en France. Mettre ce Gart Occitanie en place concrétise notre volonté de travailler avec toutes les AOM à l’échelle régionale ».

Avec un objectif transversal, celui inhérent à  la consommation transports : baisser d’ici à 2040 de 40% la consommation d’énergie finale liée au transport de personnes et de marchandises pour contribuer aux objectifs de la stratégie REPOS : « là aussi nous sommes demandeurs d’initiatives de l’opérateur historique, en matière de solutions de mobilités et de solutions plus relatives aux infrastructures. Réduire la consommation d’énergie liée au transport s’opèrera via deux vecteurs complémentaires : une plus grande attractivité des systèmes de transports collectifs et de mobilités actives ainsi qu’un accroissement de leurs connexions et capacités. Une plus grande efficacité énergétique des véhicules et des systèmes de transport ».

JL.Gibelin a rappelé que cette rencontre était l’occasion de témoigner des coopérations, garantes de l’égalité territoriale, « parce que construire une région équilibrée, c’est se préoccuper de son développement, et devenir l’Autorité Organisatrice des Mobilités, c’est être en capacité de structurer, développer, maintenir l’offre ferroviaire dans toute sa diversité, avec la LGV, avec les trains du quotidien.  C’est être en capacité de rendre le transport routier plus efficient, c’est être en capacité  de soutenir le Réseau Routier d’Intérêt Régional ».

Et pour évoquer les compétences uniques de quelques 200 entreprises du rail et du transport intelligent présentes en Occitanie, il ne manquait plus qu’à ouvrir les perspectives d’un ultime défi, celui  des connexions et des grandes questions de logistique. Des connexions pour renforcer le rayonnement national et mondial de la région au bénéfice de tous. Des projets et des mises en œuvre de Logistique, pour favoriser le développement du fret ferroviaire, fluvial et maritime : « en mettant en synergie les infrastructures régionales de transports, que ce soient les ports, les voies ferrées, les canaux, les plateformes multimodales et les pôles d’activités économiques et logistiques générateurs de trafic, en créant un cluster logistique, nous renforçons le rayonnement régional, national et international de notre territoire. Nous attendons ici aussi des éléments de réponse de la SNCF  ».

 

Des intervenants se sont succédés  lors des temps de travail pour avancer sur les questions d’innovation, notamment celle concernant le train du futur, les gares de demain, les solutions d’intermodalité, les questions d’excellence industrielle au service des usagers. A l’issue des table-rondes les participants ont pu mesurer le fort potentiel de notre territoire. L’éclairage porté par le délégué général de la Fédération des Industrie ferroviaires, les échanges autour de la mixité énergétique, le positionnement d’Occitanie terre d’expérimentation, tout cela a démontré une volonté d’aller plus loin, et plus vite afin de ne pas décrocher de l’Allemagne par exemple. « Je mesure avec beaucoup d’intérêt toutes les compétences de notre territoire, qu’elles soient d’ordre technologique ou organisationnelle quand il s’agit d’innovation, que cela touche le matériel de demain, les solutions d’intermodalité du futur ou encore les conditions d’exploitations des réseaux ferrés.  Je confirme que la Région, avec son Agence de Développement économique est disponible pour contribuer à cette synergie».

Félicitant les organisateurs pour cette initiative, le Vice-Président Jean–Luc Gibelin a tenu à rappeler la nécessité d’une telle journée, dédiée aux questions d’un futur du ferroviaire au service des ayants-droits au transport, d’un futur ferroviaire garant de l’égalité territoriale, garant en terme de responsabilité sociale et  environnementale.